Compte rendu de la sortie du 1er mai 2005 à l'île Sainte Lucie
En ce dimanche 1er Mai, c'est sous le soleil que nous nous sommes retrouvés devant l'écluse de l'île Sainte Lucie. Une vingtaine de participants parmi lesquels nous avons eu le plaisir de retrouver Jean Claude Melet. Du fait de sa position stratégique et de ses richesses naturelles, cette île fut successivement utilisée comme port, carrière, domaine viticole et agricole, lieu de villégiature, avant de devenir la propriété du Conservatoire du Littoral en 1983 et d'être confié en gestion à la commune de Port la Nouvelle et à l'ONF.

Dès l'écluse franchie, on a sur la gauche une prairie où se mèlent des joncs (Juncus acutus et Juncus maritimus à l'inflorescence plus lache ) . On va trouver un peu plus loin Dorycnium herbaceum ssp gracile; dans le courant de la journée on rencontrera D.pentaphyllum et D. hirsutum. On évoluera durant toute la randonnée au milieu de Cistus albidus aux très belles fleurs roses. On s'est ensuite attardé un long moment autour de " la Cantine " ancienne cantine des ouvriers agricoles du domaine, ou de nombreuses plantes rudérales ont intéréssé une grande partie du groupe. On est ensuite passé devant la Bergerie et les anciennes caves avant de descendre vers le domaine Sainte Lucie pour déjeuner un peu à l'abri du vent.

vers l'entrée de la Réserve Naturelle

Myriam a bien respecté la tradition en attirant à elle presque toute seule les moustiques de l'île. Après le déjeuner, on a fait un petit tour dans le musée désaffecté où restent quelques panneaux décrivant la faune et la flore locales. A l'extérieur des bâtiments, quelques barques anciennes nous rappellent l'ancien rôle de port de l'endroit. Nous reprenons vers 14 heures notre randonnée en longeant la voie ferrée; de nombreux pieds d'Althaea officinalis, de Lysimaque, d' Aristoloche (Aristolochia rotunda) bordent le chemin. Plus loin, toujours en bordure de voie, Centaurea intybacea pousse à foison; malheureusement c'est encore trop tôt pour profiter de la floraison. Nous avons ensuite herborisé sur les bords de l'étang au milieu des salicornes, où nous avons découvert Cynanchum acutum une Asclépiadacée peu commune chez nous.

Canal de la Robine

Falaises au centre de l'île

Nous sommes ensuite remontés au sommet de l'île en empruntant un raidillon le long de la falaise calcaire. Nous sommes passés devant "les Carrières"où un panneau nous rappelle que c'est l'extraction de pierres de la Molasse marine de Sainte Lucie à l'époque romaine qui a permis la construction de la cathédrale de Narbonne. C'est ainsi que nous avons bouclé le parcours, les plus fanatiques ont encore déterminé quelques espèces microscopiques, puis nous avons rejoint nos voitures en passant par le petit pont en bois où quelques carex et quelques iris (I.pseudoacorus ) en fleurs nous ont escortés.

Texte : Michelle Pradies
Photos: Josette Argaud