Compte rendu de la sortie du 23 avril 2006 à Saint Martin de Fenouillet

Distance 8 à 10 km
Dénivelé environ 250 m

Table d'orientation
Fait inhabituel qui d’ailleurs ne passa pas inaperçu, un convoi de 8 voitures traversa Dimanche 23 avril 2006, par une matinée printanière, le village de Saint-Martin de Fenouillet (P.O.) pour stopper à sa sortie, sur le parking de sa cave coopérative, libérant une vingtaine de voyageurs qui mirent pied à terre, bien équipés, pour affronter une longue marche. Auprès des Villageois, curieux de s’enquérir d’une telle invasion au demeurant fort sympathique, il ne pouvait qu’être répondu qu’il s’agissait d’une sortie botanique, en randonnée sur le relief de la commune, signalé avec force panneaux : «Chemin ’’d’interprétation‘’du haut de Taïchac» réputé pour jouir d’une flore très variée en raison de sa position géographique, l’exposant à des conditions climatiques favorables exceptionnelles et diverses. Un privilège qui se révéla d’une parfaite réalité dès les premiers pas effectués à la sortie du village, sur un chemin herbeux, ancienne voie de communication, reliant Saint-Martin au village de Fosse. Effectivement, toutes les espèces florales semblaient être réunies pour satisfaire la passion de nos spécialistes.
 
Sous l’effet d’un printemps qui tardivement éclatait d’énergie, mille couleurs éclaboussaient le sentier qui du Pla d’en Dallen nous conduisit sur les crêtes de ce vaste cirque encerclant le village et ses parcelles bien délimitées et admirablement cultivées. Dominant le versant opposé, nous atteignons un Belvédère bien aménagé, desservi par une table d’orientation. Notre admiration s’étend sur une immensité qui plonge notre vue du fond de la vallée où serpente « la Boulzane » affluent de l’Agly et élève nos regards vers les cimes émergeantes, au Nord le Pech de Bugarach, au Sud le Pic du Canigou. De là s’amorce la descente aussi lente que le fut la montée, freinée par la même passion que suscite la découverte d’une flore totalement différente, bénéficiaire de conditions climatiques où s’affrontent constamment les influences océaniques et méditerranéennes. Une marche au ralenti profitable aux ‘’ accompagnants ‘’qui tout à loisir ne se lassent pas de contempler ce magnifique relief où alterne une très grande variété de panoramas.
 

En résumé, tout le monde y trouva les raisons de satisfaire pleinement sa joie tout au long de ces huit heures écoulées au grand air. Pour les botanistes, la longue liste des espèces répertoriées par nos dévouées scripts, confirme, si besoin était que l’objet de la sortie a été largement atteint. Annexée à ce bref résumé, les témoins la retrouveront avec plaisir et les absents, nous n’en doutons pas en prendront connaissance avec un vif intérêt. Nous ne saurions terminer sans rendre hommage à tous ceux qui veillent à l’entretien de ce circuit pédestre, bien balisé, à sa signalisation et à ses informations scientifiques qui accompagnent le randonneur jusqu’à l’aire de repos, terminus fort bien aménagé. C’est une réalisation qui ne nous laisse pas insensible, elle est tout en l’honneur de Monsieur le Maire et de son conseil municipal y compris les services forestiers. Elle mérite d’être soulignée pour la contribution efficace apportée à la découverte de la nature et à sa protection

Texte : Jean Adrien Vidal

Photos : M. Damine, J. Argaud