Compte rendu de la sortie du 18 juin 2006 à Nébias ( Aude)

Distance 10 km
Dénivelé environ 200 m

Quelle fraîcheur, quelle verdure, nous sommes une douzaine qui en ce matin du 18 juin, viennent de ranger leurs voitures sur la place centrale de Nébias (Aude) à l’ombre des grands arbres.
Nous savourons déjà les bienfaits climatiques d’une région exposée aux variations méditerranéennes, océaniques et montagnardes.
À l’heure d’arrivée plus proche du zénith que celle du départ, une chute de la température de quatre degrés valait bien ce détour de 85 kilomètres, pour oublier la sécheresse et la poussière de Perpignan et de ses environs.
Ici, la nature respire une bonne santé. Elle est verdoyante et sa flore est abondante et variée. Elle vous accueille de mille couleurs dès votre arrivée et ne cessera de vous accaparer tout au long d’un circuit balisé de flèches taillées dans des panneaux en bois sur lesquels s’inscrit un nom bien mérité : « Sentier Nature ».

vue sur la plaine
arbre harpé
champignon : Anthurus Archeri
Elles vont guider nos pas le long des chemins herbeux qui serpentent parmi les frondaisons, sur les flancs des forêts aux essences les plus diverses et ses dédales, curiosités uniques, aux couloirs étroits constitués de blocs énormes, recouverts de mousses, de fougères, qui vous avalent, vous compressent et vous rejettent dans une direction souvent opposée, au point d’être totalement désorienté si vous n’avez pas repéré le balisage. Dans ces forêts ténébreuses se cachent également des curiosités insolites, aussi surprenantes que cet «arbre harpé», «l’arbre poulpe». Le gros chêne âgé de 250 ans et le " labyrinthe"’ évoqué ci dessus.

sur le plateau

Sur ce parcours très varié, où le soleil fait ses apparitions dans quelques clairières humides, la flore ne pouvait être aussi que très variée et sa découverte très florissante. Nos passionnés y ont trouvé leur joie. La liste des espèces recensées sur le terrain ci annexée, exprime la laborieuse étude et le plaisir intensif qui fut le leur.

Dame Nature aura été sensible à l’intérêt apporté à dénicher ses trésors dans ses plus infimes détails en nous gratifiant d’une belle ondée dans les derniers cent mètres qui nous séparaient de nos préparatifs de départ. Nous l’aurions mieux appréciée chez nous, lorsque qu’au retour, la sécheresse sévissait toujours dans nos campagnes y compris dans nos jardins.

Et, aussi, combien aurait été plus grande notre joie, si elle avait été partagée par un plus grand nombre.

Photos : J. Argaud
Texte : Jean Vidal