Compte rendu de la sortie du 6 avril 2008 à Ceret
Du coté des Gourgs des Anelles
 
Il faut accueillir les balades proposées par Marc avec beaucoup de circonspection. Les données du circuit (temps de marche  -  Dénivelé  -  sentiers) sont toujours sous estimés. Marc signifie : «  La Grande Aventure » dans les terrains les plus accidentés, recherchés dans les fonds de vallée où se forment les cascades. Pour les atteindre, il faut savoir se faufiler dans la brousse, les sentes qui serpentent au bord des falaises rocheuses qui montent au plus haut et descendent au plus bas, pour traverser les rivières.
La ripisylve
 
Il adore les passages à gué, où un écart mal dirigé vous donne droit à un baptême rafraîchissantdansune onde très rapide qui emmènera votre casquette si dans la chute elle a quitté votre tête, qu’il faut toujours garder froide en toute occasion, sous un soleil de  plomb et sous les cascades.
 
 
Une montée rugueuse

Et puis ! Il faut remonter à petits pas, vous conseille t-il. Cinq minutes de montée , c’est le plus facile...  et c’est fini... ça grimpe ensuite normalement.
Pas besoin de consulter votre montre vous allez croire que la trotteuse galope. Heureusement  l’Ami Maurice qui suit, bardé d’appareils, sortis des dernières technologies contrôle le circuit, le temps réel de marche et de repos.

Enfin, tout cela a un air  bon enfant. On rit tout en marchant, y compris dans le mini bus, où le guide nous donne un aperçu de sa conduite sportive, sur les routes montagneuses. Vraiment sa montagne, il la connaît. Si vous êtes bon marcheur, vous ne perdez pas votre temps
Vous découvrirez la marche sportive, dans une nature des plus sauvages, loin des sentiers battus.
 
Et lorsque, sur la vue opposée, celle du retour, plus confortable, vous plongerez vos regards dans ces profondes vallées, couvertes d’arbres tortueux, d’où émergent de leurs vastes tapis verts, d’énormes rochers prêts à être absorbés par le vide, vous devez reconnaître, quelque soit l’état de fatigue, que c’est vraiment beau à découvrir cet enfer de verdures d’où vous êtes soustraits tant bien que mal.
la chute
 
Vous respirez alors après cinq heures d’effort dans ces escarpements plus beaux à comptempler  d’en haut. Une profonde joie et une grande fierté vous envahissent. L’effort est toujours payant.
Vraiment, l’Ami Marc tu es de nous, le guide le plus hardi, le plus fantaisiste, le plus imprévisible en un mot : le meilleur à qui nous faisons confiance.... Merci.
 
la vallée les gorges
   
Texte : Jean Adrien Vidal
Photos : Monique Bourguignon et Serge Peyre